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M.S.C : une aventure familiale unique

Suite de notre saga consacrée aux armateurs : nous mettons la loupe sur la célèbre compagnie M.S.C., dont les 3 lettres sont très connues du grand public, bien plus sans doute que ses consœurs… et pour cause !


Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise

MSC a été fondée en Italie, à Naples, en 1970 par Gianluigi Aponte, un capitaine de marine qui a décidé de se lancer à son compte en achetant un premier navire nommé Patricia puis un second nommé Rafaela. Ces deux bâtiments officièrent sur une ligne entre la Méditerranée et la Somalie.

Très rapidement la société se développa sur de nouveaux axes tels que l’Europe du Nord, le reste de l’Afrique et l’Océan Indien. Au début des années 80, peu de temps après que la société eut déménagé son siège social en Suisse, elle étendit ses lignes vers l'Amérique du Nord et l’Australie.

Quasiment une décennie plus tard, et toujours avec succès, la société se lança dans le secteur des croisières en rachetant le paquebot Monterey, puis la compagnie de croisières Lauro Lines (avec son navire Achille Lauro). Elle la rebaptisa Star Lauro Cruises avant de la nommer finalement M.C. Cruise en 1995.

Durant les années 90 la compagnie maritime ne cessa de se développer entre le fret et le transport de passagers, faisant d’elle une des rares compagnies à tabler sur ces deux types de transports maritimes. Une de ses stratégies clés les plus célèbres était de toujours acheter et utiliser des navires d’occasion afin de rentabiliser les transports qui, à l’époque, proposaient des taux relativement peu élevés. Ce ne fut qu’en 1994 que les premiers navires commandés par la compagnie sortirent des chantiers navals, le MSC Alexa et le MSC Rafaela (prénoms de la fille et de la femme de Gianluigi Aponte), construit par le constructeur italien Fincantieri.

Les volumes du commerce international s’accroissant de manière exponentielle, l’armateur commanda de nouveaux navires et abandonna sa stratégie initiale en faisant construire des navires aux capacitifs d’EVP toujours plus élevés, rivalisant ainsi avec ses concurrents dans la course folle à qui aura le plus gros bateau. La société italienne contrôlait en 2021 une flotte de 604 porte-conteneurs, alignant ainsi un volume de plus de 4 millions d’EVP, chiffre qui a encore augmenté en 2022 avec l’arrivée d’une quarantaine de navires commandés, dont 4 Mégamax de 23 656 EVP, faisant de MSC, jusque-là éternel Poulidor des armateurs, le leader mondial à ce jour, devant la compagnie Maersk reléguée à la seconde place du podium depuis peu.



L’armateur devenu croisiériste

MSC est devenue célèbre aux yeux du grand public grâce à son service de bateaux de croisière. Entré sur le secteur en 1987 suite au rachat de Lauro Lines, l’armateur a trouvé sa place au sein d’une activité pourtant ultra concurrentielle. Jusqu’ici plutôt discret avec une flotte de 3 navires, MSC connut une progression importante en 2008 avec l’arrivée de son premier long paquebot de classe Fantasia, une classe de navires d’un capacitif de presque 4 000 passagers et 1 500 membres d’équipage pour une longueur de plus de 330 mètres. En 2013 la compagnie totalisait une flotte de 12 unités de navires devenant ainsi le numéro 3 mondial avant de céder sa place à Norwegian Cruise Line.

A ce jour, MSC compte bien revenir sur le podium et a commandé plusieurs navires en plus de la vingtaine déjà existante, ce qui devrait lui permettre de comptabiliser une flotte de près de 32 navires de croisière dont le dernier sera livré en 2028, des navires construits par l’Italien Fincantieri et les Français des Chantiers de l’Atlantique. Enfin, outre les croisières, la compagnie maritime intervient également dans les ferrys en Méditerranée avec la société SNAV (Società Navigazione Alta Velocità) ainsi que sur des navires transportant des passagers et de la marchandise via la société GNV (Grandi Navi Veloci) fondée en 1992.


Avec une ascension fulgurante dans le fret et une diversification dans la croisière, MSC est devenue en quelques décennies une marque connue et reconnue du grand public et des professionnels, faisant d’elle un incontournable du monde maritime. Entreprise familiale, à l’instar de CMA-CGM et Maersk, la société est possédée à 100% par la famille Aponte dont le fils Diego a repris la présidence en 2014 avant de céder l'exécutif à Soren Toft (ex-dirigeant de Maersk) tout en restant président du conseil d’administration. Sa soeur Alexia, quant à elle, est directrice financière du groupe, tandis que leur mère, Rafaela, s’occupe de la décoration des paquebots.

Une entreprise familiale florissante qui doit désormais faire face à un défi de taille : poursuivre sa progression tout en réduisant son impact environnemental. Un challenge auquel le groupe s’est récemment et opportunément attelé.

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