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Conséquences des tensions en Mer Rouge : Les ports en pleine désorganisation

Plusieurs fois évoqué dans nos précédents articles, le conflit israélo-palestinien a eu pour conséquences des attaques répétées de rebelles yéménites, partisans de la cause palestinienne, contre les navires circulants dans le golfe d’Aden, point d’entrée et de sortie du canal de Suez, devenu à ce jour impraticable pour de très nombreuses compagnies maritimes. Des navires font depuis le détour par le cap de Bonne Espérance, entraînant ainsi dans leur sillon des retards avec à la clef des hausses tarifaires déjà annoncées.

Qui dit rallongement des délais, dit chamboulement des escales. Et donc des infrastructures portuaires. Car, comme on le sait, la supply chain est censée être réglée comme une horloge, tout du moins en théorie. Or, avec cette succession d'événements, les mécanismes de l’horloge sont complètement désynchronisés et les conteneurs sont en train d’arriver en masse sur des terminaux nord-européens déjà saturés.

Le port du Havre par exemple est en alerte maximale. En effet, premier port français pour les conteneurs et huitième européen, celui-ci voit s’annoncer en même temps un grand nombre de navires, tandis que les armateurs eux, ne cessent de modifier leurs tracés au fur et à mesure des actualités. Un coup une compagnie va reprendre la circulation par Suez, un autre coup, elle va cesser toute circulation et passer par le sud de l’Afrique. Une situation qui a de quoi créer un véritable casse-tête chinois aux opérateurs portuaires qui voient leurs agendas se modifier quotidiennement créant littéralement des doublons sur des arrivées dont la résultante ne sera ni plus ni moins qu’une congestion portuaire importante. Sans compter que le nombre de camions et de chauffeurs disponibles et accrédités pour évacuer et ramener les containers vers les zones portuaires est limité et non-extensible.

Pour faire simple, un engorgement semble inévitable. Pour tenter de réduire l’impact, le port du Havre a, par exemple, mobilisé des équipes supplémentaires, et mis en place de nouvelles zones de stockage temporaires, mais ces actions ne pourront réduire l’impact qu’à la marge.

Il faut toutefois nuancer : si une congestion portuaire est inévitable, elle sera probablement beaucoup moins grave que celle que nous avons connue durant la période de crise sanitaire, d’autant que cela se déroulera sur le premier semestre de l’année, laquelle traditionnellement est une période de volume de trafics plus faibles. Reste désormais à espérer que la situation ne dure pas, ou n’empire pas, et que le trafic puisse reprendre normalement avant que les volumes repartent à la hausse pour les beaux jours.

En attendant, il faut s’attendre à ce que de nombreux ports soient impactés et que des hausses tarifaires se profilent dans les semaines à venir.

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