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Vers une revalorisation du « made in France » ?

L’actualité récente de la COVID-19 a renforcé le sentiment national au niveau du savoir-faire français. En effet, la crise actuelle a mis en exergue le fait que le monde est extrêmement dépendant de pays comme la Chine ou l’Inde. Avec le blocage dû au confinement, beaucoup de sociétés ont vu leurs produits en rupture de stock dès lors que les pays dans lesquels les productions étaient délocalisées se sont repliés sur eux-mêmes. De même, de plus en plus de français préfèrent acheter local ou dans un commerce de proximité plutôt que dans le magasin d’une chaîne de grande distribution. Cette évolution des mentalités se développe, que ce soit sur des produits tels que les bières artisanales ou encore les vêtements, le mode de consommation générale change. Et, si à une époque encore récente, l’opinion publique s’était quelque peu moqué de personnages comme Arnaud Montebourg en pull marinière vantant le “made in France” force est de constater que l’opinion publique a, depuis, retourné sa veste pour, elle aussi, vanter à nouveau le “made in France”.


Le Made in France

Sur le plan maritime, récemment, une polémique a fait l’actualité sur le fait que Orange Marine a fait le choix de contracter avec un chantier situé au Sri Lanka pour la construction d’un navire câblier. En effet, le choix de délocaliser la construction a très vite suscité la colère de l’industrie navale, dont en particulier le PDG du groupe Piriou basé en Bretagne et qui avait candidaté pour ce projet.

Le principal reproche fait par l’industrie française face à ce qui est jugé ici, comme un affront au savoir-faire national, est que le groupe Orange n’a pas su tenir compte du savoir-faire français, privilégiant l’aspect financier par des économies basées essentiellement sur la différence de coût de la main d'œuvre. C’est ici d’ailleurs que le bât blesse dans ce contexte : difficile pour les industries françaises de pouvoir s’aligner sur le marché mondial face à des coûts de production 5 fois moins élevés ailleurs. Pour le groupe Piriou notamment, l’idée n’est pas de créer une polémique mais bel et bien de débattre pour éviter que ce type de projets, et la commande publique tout particulièrement, soient attribués à des unités situées en France chaque fois que cela est possible.

Selon Orange, suite au lancement de l’appel d’offre, aucun des retours donnés ne proposaient de construire le navire dans l’hexagone, et leur choix s’est basé essentiellement sur le fait que le producteur Sri-Lankais jouit d’une très bonne réputation et a déjà construit ce type de navires, tandis que Piriou ne l’avais jamais fait. En revanche, le futur navire aura un pavillon français, contrairement à beaucoup de compagnies maritimes qui ont des pavillons d’autres pays tels que le Panama.

Mais alors, si pour des petits produits du quotidien, le made in France revient à la mode, pourquoi la constance d’une certaine frilosité dans le domaine industriel ? Une aversion au changement peut-être ? Ou bien la recherche de prix toujours plus bas ?

Renforcer le tissu industriel français

Toujours en réaction à Piriou, Orange déplore toutefois qu’il n’existe justement pas de politique nationale ou européenne plus volontariste pour renforcer et accompagner l’industrie française. C’est en effet un constat relativement facile à vérifier quand on sait que des pays comme la Norvège le pratiquent et qu’Orange, de son côté, n’a selon leurs dires reçu aucune proposition mentionnant une production sur le territoire.

Impossible de savoir si oui ou non, Orange aurait choisi une production en France si cela le lui avait été proposé. Toutefois, cela met bien en évidence le fait que l’industrie française a besoin d’une aide visant à mieux réguler les appels d’offre de sorte que les industriels français puissent être priorisés chaque fois qu’ils sont compétents. On trouve toujours moins cher que soi, en particulier sous des latitudes où les services publics et les conditions de travail sont moins régulés et financés. Aussi, il nous apparaît important que le critère prix soit systématiquement mis en balance de la responsabilité civile des entreprises.

La Norvège a réussi de son côté à créer une sorte d’écosystème valorisant les constructeurs nationaux et entraînant une synergie avec les clients, fiers de produire chez eux. La France, de son côté, est à la traîne, laissant sans doute depuis trop longtemps des secteurs livrés à eux-mêmes face à la concurrence de pays émergents à la main d'œuvre peu onéreuse.

Cette actualité aura eu le mérite de démontrer qu’il est plus que nécessaire que l’État pèse davantage en faveur des productions locales et aide les constructeurs français à valoriser leurs compétences et ne pas subir la concurrence des pays étrangers. Si dans le cas d’Orange, battre le pavillon français est apprécié malgré tout, il n’en est pas moins que les constructeurs nationaux ont bel et bien besoin d’avoir eux aussi un écosystème national qui les protège et les fait travailler.

La politique de rationalisation nationale doit donc être mise en place dans certains secteurs, mais elle doit aussi être surveillée et régulée afin de ne pas reproduire, par exemple, les erreurs des Américains avec leur loi “America First” qui a contribué au naufrage du El Faro en 2015 avec à son bord 33 marins. Ce triste épisode naval américain est le résultat d’une politique de nationalisme économique très poussée : les navires devaient être “made in USA”, battre pavillon américain et n’avoir que des marins américains. Mais cette politique ne présentait pas de garde-fous, ce qui a motivé le propriétaire de ce navire à minimiser les coûts en négligeant l’entretien et en prolongeant l’activité du navire au-delà du raisonnable. L’ensemble contribuera au naufrage du navire au cours d’une tempête. Sans ces négligences le navire ou tout du moins ses marins auraient probablement survécu à ce phénomène météorologique.

Les institutions étatiques doivent donc à la fois assurer une régulation des marchés pour privilégier l’industrie française, mais aussi surveiller cette revalorisation du savoir-faire français afin d’éviter toute dérive.

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