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Quand la crise sanitaire profite au “made in France”

Le “Made in China” estampillé sur la majeure partie de nos produits du quotidien est devenu quelque chose d’habituel pour le grand public depuis les débuts de la mondialisation. Au moment où la Chine, Taiwan, l’Inde, le Bangladesh et autres pays d’Asie se sont ouverts aux pays occidentaux les laissant y implanter leurs usines, ceux-ci ne se sont pas fait attendre et ont rapidement posé leurs valises en Orient.


Un monde devenu dépendant et difficile à sevrer

Lorsque la mondialisation a commencé à battre son plein, nombre d’industries ont vu l’Asie comme un véritable Eldorado industriel permettant de produire à moindre coût. Avec des codes du travail au rabais ou inexistants et un coût par salarié très faible, les industriels ont pu faire gonfler leurs marges et devenir les géants que nous connaissons aujourd’hui dans les rayons de nos magasins.

Le succès fut tel que la délocalisation est devenue un effet de mode qui a eu fait l’effet d’une traînée de poudre chez tous les industriels. L’Asie est devenue l’usine du monde et tout, quasiment, est produit ou transformé là bas. Ne serait-ce que notre produit phare, le container : Inventé et produit à l’origine par un Américain, il est aujourd’hui construit à 90% en Chine.

Une telle dépendance reste malgré tout un risque que de nombreux économistes ont prédit en faisant retentir maintes fois la sirène d’alarme. Faire reposer toute une économie sur un seul point d’approvisionnement peut très vite devenir un danger si la machine s’enraye et, quand c’est le cas, les effets sont dévastateurs.


Le tsunami du Covid

Dans son roman La Guerre des Mondes, HG Wells nous raconte que les surpuissants extraterrestres, malgré leur envergure et leur technologie, ont été terrassés par l’une des plus petites créatures que le monde connaisse. Bien que nous ne soyons pas dans un roman de science-fiction, que nous ne fassions pas face à des envahisseurs venus de l’espace, les géantes que sont nos économies se sont bel et bien retrouvées à terre à cause d’un virus microscopique. Et c’est à ce moment là que les industriels ont touché du doigt que le modèle économique était à repenser.

Il aura donc fallu qu’un organisme microscopique se répande à la faveur de l’accélération des échanges pour que l’usine de la planète s’arrête plusieurs semaines et engendre une cascade de phénomènes inédits dans la supply chain mondiale : pénuries de containers, pénuries de matières, hausse de très nombreux tarifs à des seuils inédits, retards de productions, déséquilibre offre/demande, congestions portuaires massivessans compter les entreprises qui se sont mises à gérer en totale indépendance leur logistique comme Amazon, Home Depot ou encore Walmart.

Le monde a découvert, un peu tard, qu’il était trop dépendant des mêmes zones géographiques. Un contexte fragile qui peut flancher au moindre remous, que ce soit pour des raisons sanitaires, géopolitiques ou même écologiques. La stratégie des flux tendus et du zéro stock était jusqu’à présent l’alpha et l’oméga de la pensée économique. Inventé par Taiichi Ohno et surnommé Kanban par les économistes, ce système a été mis en place dans les années 50 chez Toyota avant d’être repris tout autour du globe. Si le concept a été étendu à l’échelle mondiale, il est aujourd’hui devenu obsolète pour beaucoup d’acteurs de l’industrie qui souhaitent désormais minimiser les risques de ruptures de production ou de goulets d’étranglements.


Après la délocalisation, la relocalisation

Avec la crise sanitaire, nous avons découvert les failles du modèle économique actuel et nous avons ainsi constaté que l’industrie dépend excessivement de ses usines installées à l’autre bout du monde. Le schéma actuel a atteint ses limites et il est donc temps, pour les industriels, de déployer à minima un filet de sécurité voire de changer complètement de stratégie de développement.

Les statistiques ne mentent pas : on observe une augmentation importante des relocalisations de tout ou partie des unités de production. Une prise de conscience générale suite aux diverses pénuries et aux fortes augmentations tarifaires qui sont apparues durant la crise sanitaire. Les entreprises ont revu leurs stratégies d’approvisionnement et, depuis 2020, le “juste à temps” est en train de devenir un “au cas où” car le modèle de Ohno a montré ses limites.

Il est donc devenu vital de produire plus près et ainsi de s’assurer de la disponibilité des stocks pour pallier les désormais potentielles pénuries. Les industriels se sont reposés sur leurs lauriers durant des décennies sans penser que la mécanique qui crée leur chaîne d’approvisionnement pouvait se gripper en très peu de temps. L’heure est désormais à l’action maintenant que la leçon a été (durement) apprise.

Le Made in France est revenu à la mode. L’envolée des tarifs de transport, l’évolution des mentalités des consommateurs et les aides à la relocalisation permettent désormais de le rendre abordable pour un plus large public. Il n’en fallait pas plus pour que de nombreuses sociétés s’implantent dans l’hexagone ou sur le vieux continent.

Citons par exemple Malongo, Lunii, Le coq Sportif ou encore Aigle qui ont réimplanté plusieurs unités de production en France. Bien entendu, l’Asie reste la zone dominante sur le plan industriel. Toutefois, force est de constater que ces pays autrefois considérés comme étant en voie de développement, font partie des nouveaux géants qui pèsent sur l’économie mondiale. Ce faisant, avec un enrichissement cumulé ces dernières années, la rentabilité des usines s’est amoindrie car la population a vu s’améliorer son niveau de vie. Les nouveaux El Dorado industriels deviennent, quant à eux, plus difficiles à localiser et le changement des mentalités, aussi bien sur le plan écologique que sur le plan stratégique, fait que peu à peu le phénomène des relocalisations s’accélère.

Longtemps moqué avec son pull marinière et son blender Moulinex, Arnaud Montebourg, à l’époque ministre du redressement productif, avait vanté les mérites du Made in France, sans doute encore trop tôt dans la tête des Français de l’époque. Aujourd’hui, le Made in France a bel et bien le vent en poupe. Nombreuses sont aujourd’hui les entreprises qui vantent le Made in France comme un gage de qualité pour leurs produits. Par ailleurs, acheter français est devenu un acte militant pour certains, rassurant pour d’autres. Nombreux sont les consommateurs qui, désormais, favorisent l’achat de produits français ou européens, notamment quand cela concerne un bien utile et durable.

Le Made in France, c’est d’ailleurs la nature même de ContainerZ dont les ateliers de production se situent au Havre, à Lille et à Marseille. Tous nos containers sont transformés en France. Disposer d’ateliers situés dans l’hexagone permet un meilleur suivi de l’élaboration de votre projet, mais aussi la garantie d’un rendu final de qualité et une livraison rapide. N’hésitez pas à nous solliciter pour vos projets, nos équipes commerciales se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans votre projet et, ce, dans le strict respect de votre cahier des charges.

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