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Première partie de notre série sur le Nucléaire : découverte et développement de l’énergie atomique

Vaste sujet que le nucléaire, une avancée scientifique qui a apporté autant de bonnes choses qu’elle en a amenée de mauvaises. Nous avons oublié qu’à une époque pas si lointaine, le nucléaire était pris à la légère à tel point qu’assister à l’essai de bombes était une attraction, que certains jouets pour enfants vantaient les mérites de l’uranium et que de l’uranium était fourni avec le jeu comme on fournit de la pâte à modeler. Aujourd’hui le mot nucléaire est synonyme de peur et de mort pour beaucoup de personnes.

Malgré un tel changement d’image à travers les années, cette peur de l’atome est-elle réellement fondée? Est-ce que des événements traumatisants comme Tchernobyl ou Fukushima plus récemment sont une raison suffisante pour refuser cette énergie ?

Au détour de cette série en 3 parties nous allons d’une part présenter ce vaste sujet de la manière la plus concise possible, mais aussi vous parler du traitement de ces déchets et de leurs liens possibles avec les containers maritimes.


La découverte de la radioactivité

Pour comprendre l’énergie nucléaire, il faut d’abord partir de ses origines. Tout commence par la radioactivité. C’est un phénomène naturel, découvert par Henri Becquerel en 1896 durant ses travaux sur la phosphorescence (on lui doit d’ailleurs l’unité de mesure Becquerel), et étudié par des scientifiques renommés comme Marie et Pierre Curie qui découvriront le polonium et le radium.

La découverte de la radioactivité se fit très peu de temps après celle des rayons X et, très vite, le phénomène fut pris au sérieux dans le milieu scientifique. Cependant, les dangers n’étaient pas encore connus. Nikola Tesla les aura toutefois mis en valeur à travers une expérience en 1896, mais il n’y eut pas encore de réelle prise de conscience de la dangerosité de ce phénomène sur l’être humain. Il faudra attendre les années 30 pour que des premières études soient publiées.

Avant cela, le radium était prescrit comme un bienfait par les médecins ou des sociétés vantant ses vertus thérapeutiques. On faisait des amulettes ou des pastilles de radium comme tonifiant par exemple, tandis que Marie Curie, entre autres, s’insurgeait sur cette “mode” alors qu’on ne connaissait pas encore les effets de ces éléments sur le corps humain.

Une fois les conséquences sur le corps humain avérées, les radiothérapies sauvages furent proscrites et pratiquées ensuite à bon escient et de manière sécurisée dans les hôpitaux pour des utilisations spécifiques telles que le traitement de cancers. Marie Curie mourra d’ailleurs à 65 ans d’une leucémie radio-induite par ses travaux sur le radium. Elle est aujourd’hui enterrée dans un cercueil en plomb sécurisé, preuve ultime de la dangerosité de l’exposition à ce type d’éléments.

Pierre et Marie Curie

La bombe atomique

Une fois que la dangerosité de la radioactivité mais aussi ses vertus ont été actées, les premiers travaux, sécurisés, ont pris de l’ampleur et de simples études scientifiques nous sommes passés à de grands travaux pour exploiter au mieux cette découverte.

Sachant que l’énergie nucléaire, c'est-à-dire les réactions nucléaires, sont des phénomènes naturels qu’on retrouve notamment dans certaines activités volcaniques ou au sein même des étoiles, il y a une réelle volonté d’exploiter cette puissance et surtout de la stabiliser et de la maîtriser.

Alors que la radioactivité était jusque-là vouée à des utilisations thérapeutiques comme nous l’avons évoqué précédemment, rapidement des organismes militaires s’intéressent à ses vertus destructrices. Les réactions nucléaires et la fission nucléaire sont étudiées de près et un brevet d’invention concernant une bombe nucléaire est déposé en 1939 par Frédéric Joliot-Curie (époux de l’une des fille de Pierre et Marie Curie), Hans Halban et Lew Kowarski. Cependant ces travaux ont été cachés aux occupants Allemands pour des raisons de sécurité évidentes.

Les travaux des scientifiques, malgré les précautions engagées face à l’ennemi nazi, finissent par être sus. Les américains, alors en plein questionnement sur la pertinence d’une intervention de leurs troupes sur le vieux continent, nomment Robert Oppenheimer à la tête du fameux projet Manhattan qui expérimente la première bombe A. Oppenheimer est un scientifique reconnu mondialement, notamment pour ses travaux sur les trous noirs et la physique nucléaire et des particules. Le gouvernement américain lui fit part de son intention de créer une arme de poids dans le but de peser dans la balance face aux ennemis qui se rapprochent de plus en plus des terres de l’oncle Sam.

Ses travaux aboutiront à la création de la première bombe atomique appelée Trinity et qui fut testée en juillet 45 au Nouveau Mexique. Suite à l’attaque de Pearl Harbor et à l’entrée officielle des Américains en guerre contre les nazis et leurs alliés (dont les Japonais), les Américains fabriquent 2 autres bombes, qui, cette fois-ci, ne seront pas larguées dans le but de faire un test. En effet, en août 45, Little Boy et Fat Man sont largués sur Hiroshima et Nagasaki, causant le chaos et l’effroi dans les 2 régions concernées et déclenchant le processus de reddition du Japon. Oppenheimer reconnaîtra que les USA auraient dû poser plus d’avertissements aux Japonais avant de lancer les opérations, mais il restera toutefois partisan de l’usage de la force nucléaire en cas de guerre.

Cet événement historique et dramatique permet de visualiser l’ampleur d’une telle force de frappe et ses conséquences à court, moyen et long terme sur son environnement et les personnes qui y sont exposées. Il permit aussi de voir que le nucléaire qui était vu comme un phénomène positif par certaines de ses applications possibles, mais dangereux lorsqu’il était utilisé sans précaution, pouvait aussi devenir une arme de destruction massive capable de renverser les rapports de force dans un conflit en très peu de temps. Ce fameux projet Manhattan fut l’un des projets les plus ambitieux avant les débuts de la conquête spatiale. Il regroupe un très grand nombre de scientifiques et d'ouvriers, le tout dans des installations gardées et surveillées dans le plus grand secret.

Une fois la guerre terminée, de nombreux accords, toujours en vigueur, ont été établis pour que l’arme nucléaire soit régulée. Les avancées scientifiques et technologiques, malgré leur utilisation dramatique, ont permis de mettre en œuvre des applications basées sur des réactions nucléaires plus modérées.

L'équipage du Enola Gay, bombardier qui larguera l'une des 2 bombes atomiques sur le Japon

L’application modérée du nucléaire

Une fois les travaux bien entamés, la bombe atomique fut vite vue comme une attraction familiale aux USA où l’on vient en famille assister à des essais. Le nucléaire devient “fun”, on est à l’ère du “tout nucléaire”, période assez incroyable pour nos mentalités contemporaines mais tout à fait logique à l’époque.

L’Europe est en pleine reconstruction, les Américains en sortent grands vainqueurs, les traités de paix et les accords commerciaux se mettent en place, et, comme souvent, à chaque grande guerre, les progrès technologiques appliqués durant le conflit se déclinent en des utilisations modérées et parfois mêmes domestiques (télévision, micro-onde etc…). Le nucléaire devient une fierté américaine à laquelle quelques autres pays s’intéresseront quelques temps plus tard pour y travailler également, que ce soit dans l’élaboration de bombes (comme en France) ou des projets plus “doux”.

Contrairement à maintenant, le nucléaire est donc à la mode, et son utilisation va très rapidement s'appliquer à la production d’énergie. Ce seront les débuts de la production d’électricité mais aussi des systèmes de propulsion navale pour les porte-avions et les sous-marins mais aussi pour la propulsion spatiale. La médecine ne sera pas en reste : l’étude sur les victimes irradiées japonaises a permis de connaître plus en détail encore les effets et conséquences des phénomènes radioactifs sur le corps humain, mais aussi le traitement des maladies grâce à l’amélioration des techniques de radiothérapies entre autres.

Aujourd’hui, l’une des utilisations les plus communes en dehors de la médecine et de la propulsion reste la production d’électricité dans les centrales.

Les centrales nucléaires : du succès au déclin

Comme évoqué plus haut, l'après-guerre est la période ou le nucléaire a le vent en poupe. En 1951, aux USA dans l’Idaho, une première centrale voit le jour, c’est la toute première centrale au monde et elle servira de test pour de prochaines centrales.

La guerre froide et la course à l’innovation entre USA et Union Soviétique fait rage. Les premières centrales nucléaires voient le jour mais ne sont pas encore destinées aux civils, elles seront pour le milieu scientifique et militaire, on peut citer Marcoule en France, Sellafield au Royaume Uni ou encore Shippingport aux Etats Unis. En 1954 c’est Obninsk qui voit arriver la première centrale nucléaire civile. En France, c’est la centrale de Chinon qui sera la toute première centrale civile de l’hexagone.

Des années 60 au milieu des années 80 c’est la course à la création des centrales, principalement dans l’hémisphère Nord et sur la partie occidentale. Mais est alors survenu un premier incident qui a éveillé les soupçons et a été le point de départ d’une prise de conscience des dangers potentiels de la production nucléaire.

C’est en 1979 aux USA qu’a eu lieu le tout premier incident avéré dans une centrale nucléaire. La centrale de Three Miles Island a fait face à une série d’incidents qui a mené le cœur du réacteur n°2 de la centrale à fondre en partie, entraînant par la suite un relâchement d’une faible quantité de radioactivité. Occasionnant peu de dégâts recensés officiellement, il y a tout de même eu des conséquences non-négligeables.

Le président de l’époque Jimmy Carter a décidé de stopper la construction de nouvelles centrales, malgré des annonces officielles rassurantes. L’incident a changé l’opinion des populations sur l’industrie nucléaire. Un véritable questionnement sur la sûreté nucléaire s’est mis en place malgré le fait que les autorités aient appelé au calme et à la raison. Des mesures ont été mises en place au niveau national mais aussi mondial.

Le véritable tournant sera Tchernobyl, la plus grave catastrophe avant celle de Fukushima au Japon. Sa gravité assortie de sa gestion de crise hasardeuse, aussi bien du côté russe que du côté des autres nations, a été un tournant majeur pour l’opinion publique. Ce grave incident a ralenti considérablement la progression de la construction des centrales. Les dirigeants ont découvert à cette occasion que les constructions vieillissent et que Tchernobyl n’est que le révélateur d’une industrie mal régulée qui nécessite de la vigilance et un entretien constant. Les années qui suivront seront donc celles d’une grande vigilance sur la question du nucléaire et d’une profonde refonte du système pour éviter tout incident majeur comme ce fut le cas en 86.

Réacteur de Tchernobyl avant la mise en place du nouveau sarcophage de béton

Les années 2000 verront une sorte de renouveau du nucléaire. L’augmentation du prix des énergies fossiles couplée à l’augmentation des besoins en énergie vont nécessiter plus de moyens de production de cette énergie pour faire tourner les machines. Des pays comme la Chine ou l’Inde vont progresser à vitesse grand V et donc avoir des besoins d’énergie croissants. De nouvelles centrales vont être construites.

Le ralentissement aura de nouveau lieu à partir de 2008 avec la crise économique. Certains pays manifestent d’ailleurs la volonté de sortir du nucléaire comme l’Allemagne, la Belgique, la Suisse et Taiwan, et d’autres ne renouvellent pas leurs engagements, mettant ainsi à l'arrêt plusieurs chantiers ou ralentissant considérablement ceux déjà entamés.

En 2011 le tremblement de terre au Japon engendrera une nouvelle catastrophe. Cette fois-ci l’incident ne vient pas d’une erreur humaine ou de la vétusté du bâtiment mais d’un événement extérieur face auquel la structure n’était pas préparée. En effet, le séisme a d’abord mis à mal la centrale qui s’est retrouvée rapidement endommagée, une série d’erreurs humaines dans la panique contribueront à enclencher une réaction en chaîne d’incidents alors qu’un Tsunami frappera la centrale moins d’une heure après les secousses. Cet enchaînement d’éléments entraînera une fusion des cœurs des réacteurs.

Incident de Fukushima / Vue depuis un hélicoptère le jour de l'incident

Cet incident, le plus grave depuis 86, a considérablement ralenti l’industrie du nucléaire et diabolisé le nucléaire auprès du public. De nombreux pays ont abandonné le nucléaire ou ont programmé de ne pas renouveler leurs centrales pour abandonner plus en douceur ce type d’énergie. On dénombre à ce jour un peu moins de 450 centrales dans le monde et ce chiffre est voué à stagner compte tenu des mentalités écologiques qui changent très rapidement en faveur des énergies dites vertes. Il faut rappeler toutefois que la production énergétique nucléaire est la seule qui soit propre et adaptable en fonction de la demande. La baisse programmée de la disponibilité des énergies fossiles et le manque de souplesse d’utilisation des énergies dites renouvelables redonneront probablement à l’énergie nucléaire ses lettres de noblesse dans les prochaines décennies.

Il faut savoir qu’une échelle internationale des événements nucléaires a été mise en place, Tchernobyl et Fukushima sont au niveau maximal, le niveau 7, révélant ainsi l’ampleur de la catastrophe. Enfin, il faut savoir que comme tout site industriel présentant un degré de dangerosité, ceux générant ou réceptionnant de la matière radioactive sont sous la norme Sevezo et bien souvent sous la catégorie la plus haute. Il est donc à souligner que ce type de zones nécessite des espaces en capacité de confiner les populations en cas d’incident. Confère à ce sujet les modules SeveZo® réalisés à partir de containers maritimes par ContainerZ.

Une des questions qui se pose désormais c’est la gestion de ces éléments radioactifs : minerais approvisionnant les unités de transformation, mais également ceux générés par l’activité normale de de production, les déchets. Ces éléments sont surveillés de très près car, éléments radioactifs, ils peuvent rester dangereux durant très longtemps. Dès lors, comment les transporter, comment les contenir et comment les traiter compte tenu de leur potentielle extrême dangerosité ? C'est le sujet que nous aborderons dans la seconde partie qui sera publiée dans quelques jours.

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