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Le BTP au cœur de la spirale infernale

Le contexte sanitaire et géopolitique a considérablement ralenti la chaîne logistique, laquelle semble thrombosée tant les volumes de trafics sont bas en ce moment. Une tendance expliquée par les craintes des chargeurs préférant patienter que de générer des trafics incertains tant en terme de bonne fin que de surcoûts aussi importants qu’imprévisibles.

Si nous savions que les cours de matières en raréfaction (voir nos articles consacrés à l’inox, l’aluminium, le nickel, seraient inexorablement appelés à évoluer à la hausse dans les années qui viennent, le sinistre duo crise sanitaire - conflit russo-ukrainien a produit une sorte d’accélération brutale de cette tendance de fond en portant considérablement atteinte aux cours des matières premières essentielles, de l’orge à l’aluminium, en passant par l’énergie elle-même. Certains taux sont directement touchés pour des raisons structurelles, d’autres le sont par pure spéculation. Dans les deux cas, le constat est le même : tout augmente, et vite !

La liste des secteurs touchés serait bien trop longue à développer, mais un secteur en particulier est très durement impacté et ne dispose pas forcément de solution de repli efficace : le BTP.

Quand le bâtiment va, tout va, entendons-nous répéter depuis quelques décennies. Pourtant, l’immobilier est un secteur qui reste très fragile et pour cause.

La hausse brutale et soudaine des cours de métaux, du verre, du bois et, d’une manière générale, de l’ensemble des prix des matières a mis un coup d’arrêt à beaucoup de chantiers. Le coût d’un investissement immobilier se base en majeure partie sur le coût des matériaux pris en compte dans le budget. Si parfois les estimations prennent en compte des marges d’incertitudes, ils restent in fine contraints par la concurrence. Dans la situation exceptionnelle actuelle, personne ne s’attendait à voir des taux augmenter de façon si soudaine et si forte.

Les prix ont tellement évolué à la hausse que poursuivre une construction en achetant la matière aux prix actuels rend le projet de construction économiquement non rentable. C’est pour cette raison que beaucoup de chantiers ont été mis en suspens, notamment ceux qui attendent des livraisons de matières. Les chantiers qui sont censés démarrer, quant à eux, sont mis en stand by en attendant que les prix reviennent à des niveaux plus en lien avec la réalité du chantier ou que des renégociations commerciales permettent de relancer la machine. Un attentisme déjà constaté dans d’autres secteurs d’activité et qui participe au ralentissement des échanges mondiaux.

Cette année, rien qu’en France, on estime que le marché produira 500 000 logements neufs en moins que ce qui était prévu. Quand le bâtiment va…

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