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Jusqu’où ira le prix du cuivre ?

Il est le troisième métal le plus utilisé au monde après le fer et l’aluminium. Le cuivre est devenu aussi indispensable et précieux qu’il est devenu cher pour les entreprises qui l’utilisent. Avec le contexte actuel, les taux flambent à toute vitesse et la question se pose : jusqu’où va grimper le prix de ce métal ?


Un des métaux les plus prisés de l’industrie

Le cuivre est le métal le plus ancien utilisé par l’homme. On retrouve les premières traces d’utilisation de cuivre sur un site archéologique irannien dont les estimations font remonter ces traces à près de 7 000 ans. On retrouve le cuivre dans un très grand nombre d’applications depuis le début de son exploitation jusqu’à l’arrivée de nouvelles technologies.

Des batteries de cuisines de nos grands-mères en passant par le chemin de fer ou encore les câblages et l’informatique, nous retrouvons ce métal tout autour de nous. On pourrait croire, de ce fait, qu’avec un tel volume, les économies d'échelle auraient pu permettre aux taux de rester stables. Mais la pandémie de COVID et de nombreux autres facteurs ont propulsé les taux dans des sommets encore jamais atteints.


La flambée du cuivre

Ce n’est désormais plus un secret pour personne, les divers confinements successifs des pays et le lent redémarrage des économies a considérablement impacté les taux de fret et des matières. La Chine, véritable usine du monde et, donc, principal utilisateur du cuivre avec près de 50% de la consommation mondiale à elle seule, s’est retrouvée accablée par la demande liée aux retards de production. Une demande plus puissante que l’offre qui a créé un déséquilibre et, par effet boule de neige, une flambée des prix. En sus de ce déséquilibre, on estime qu’il reste une réserve moyenne mondiale de 31 années, de quoi créer un effet de rareté imminent faisant prendre encore plus de valeur au métal.

A l’heure actuelle, le taux du cuivre ne cesse de grimper et un pic inédit a été atteint le 10 mai 2021 à 10 417$ la tonne, alors qu’en plein confinement, le métal s’échangeait à “seulement” 4 500$ la tonne. Selon les experts, la demande en cuivre n’a pas fini d’augmenter. La demande colossale de produits technologiques qui s’est abattue sur le géant asiatique alors que ses fourneaux peinaient à redémarrer, le développement des technologies en lien avec la transition énergétique génèrent une consommation accrue de cuivre et vont faire croître le besoin en celui-ci. Si l’on parle uniquement des véhicules électriques et leurs bornes de recharges, c’est 11 millions de tonnes supplémentaires annuelles qui seront nécessaires uniquement pour ce secteur. Sur un plan plus général, les estimations tablent sur une augmentation de 15% de la demande en cuivre pour la prochaine décennie.


Allons-nous vers une pénurie ?

Avec une réserve estimée à 31 années d’exploitation moyenne, l’heure est en premier lieu au recyclage. Le recyclage du cuivre est devenu un véritable business mais, malheureusement, il ne répond qu’à 33% de la demande mondiale, empêchant ainsi une véritable stabilisation des taux. Toutefois, le terme pénurie est à nuancer car les besoins restent encore difficiles à estimer et dépendent de plusieurs facteurs encore incertains, comme par exemple les options que nous retiendrons dans la lutte contre le réchauffement climatique d’ici à 2050. Paradoxe de la transition énergétique qui fait face au réchauffement climatique tout en ayant pour perspective la baisse des disponibilités de pétrole et avec elle celle des matières issues de l’extraction minière. Seule solution, trouver de nouveaux gisements ou bien une alternative au cuivre, ce qui reste compliqué compte tenu de ses propriétés uniques : c’est le seul métal pouvant se déformer sans casser !


A l’heure actuelle, sur le court terme, les taux sont en passe de se stabiliser sur une tendance haute. Néanmoins, sur le long terme, compte tenu des divers éléments cités plus haut, les taux vont forcément augmenter au fur et à mesure que la pénurie se fera sentir. Le cuivre est comme tout élément très demandé, une source qui n’est pas infinie et dont le prix est voué à augmenter en fonction de sa rareté.

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