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Conteneurs perdus en mer : près de 600 boîtes à la dérive depuis juillet au large de Taiwan

Véritables fléaux du trafic maritime, les containers perdus restent encore aujourd’hui un risque majeur pour l’environnement et la chaîne d’approvisionnement. Même si de nombreuses mesures sont prises pour tenter d’endiguer la perte des boîtes en mer, force est de constater que certaines avaries restent complètement imprévisibles. Et c’est malheureusement ce qu’il s’est passé le 21 juillet dernier dans les eaux de Taiwan, près du port de Kaohsiung.

Le M/V Angel, navire porte-conteneurs avec 1 349 EVP vides à bord, alors qu’il était au mouillage a subitement pris l’eau avant de s’enfoncer par la poupe, entraînant dans sa chute près de 600 conteneurs qui ont dérivés peu à peu jusqu’à boucher l’entrée du port numéro 1, créant un goulet d’étranglement sur l’entrée numéro 2 qui était devenue la seule accessible.

Les autorités ont déployé plusieurs dizaines de navires pour tenter de récupérer un maximum de conteneurs, tout en créant un barrage flottant autour du navire. Mais c’était sans compter sur l’arrivée du typhon nommé Doksurise qui a compliqué la tâche pour les navires d’intervention. Des conditions météorologiques très complexes qui ont donc réduit les chances de rapidement récupérer les boîtes perdues. Seulement une centaine ont été retrouvées.

Outre le danger environnemental, les conteneurs perdus et à la dérive représentent un énorme danger pour les autres navires et, dans le cas présent, certains conteneurs pourraient entrer en collision avec les flotteurs de la raffinerie voisine de Dalin et déclencher une fuite de pétrole aux conséquences environnementales désastreuses. Des drones ont d’ailleurs été dépêchés sur place pour surveiller de près la situation. Un événement qui interroge sur la sécurité des navires à grande capacité en cas d’avarie.

Avec des navires pouvant embarquer plus de 20 000 EVP, il va sans dire que si un tel incident se produisait avec un navire type Post-Panamax, les conséquences seraient largement plus catastrophiques que pour l’Angel. Une course aux navires toujours plus gros qui n’est pas près de s’arrêter étant donné que la majeure partie des armateurs, galvanisés par leurs phénoménaux bénéfices post-COVID, ont rempli les carnets de commandes des chantiers navals avec des dizaines de nouveaux navires à forte capacité en commande. Si, actuellement, la conjoncture rend compliqué le remplissage de ces navires, tôt ou tard les choses reprendront un rythme de croisière normal avec des risques d’avaries accrus aux potentielles conséquences beaucoup plus néfastes que celles d’un “petit” navire d’une capacité d’environ mille boîtes.

Ce sujet des avaries et des pertes de containers en mer est d’autant plus épineux qu’il est compliqué aujourd’hui d’empêcher certaines avaries et, ce, malgré de très nombreuses mesures de sécurité mises en place (vérification accrue sur les twistlocks, géolocalisation des conteneurs, etc), personne n’est malheureusement à l’abri de conditions météorologiques dangereuses ou simplement d’erreurs humaines comme on a pu le voir il y a quelques temps avec le M/V Ever Given sur le canal de SUEZ dont l’échouage était lié à une erreur de pilotage.

Avec le développement du trafic maritime tel que nous le connaissons, force est de constater que la Sardine qui a bouché le Vieux Port à Marseille était du petit calibre par rapport aux naufrages actuels et à venir.

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